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Accueil / Référencement naturel  / L’impact de la recherche vocale sur le référencement naturel.

Les assistants de recherches vocales font fureur en ce moment, si bien qu’ils sont parvenus à modifier le comportement des individus face aux requêtes sur les moteurs de recherches. Les consommateurs ont actuellement tendance à dicter leur demande sur leurs appareils connectés.

“OK Google”, “Dis Siri” : qui n’a jamais prononcé ces mots pour effectuer une recherche rapide ?

Les acteurs du web, de leur côté, sont contraints de prendre en compte cette nouveauté lorsqu’ils établissent leur stratégie de référencement. Par ailleurs, les chiffres de l’année 2018 prouvent la véracité de ces dires. Il a été constaté que 42 % des internautes Google effectuaient quotidiennement leur recherche de manière vocale. Aujourd’hui encore, cette méthode ne cesse de prendre de l’ampleur ! Tout laisse croire que les marques et les agences digitales ont un grand intérêt à prendre au sérieux ce changement.

30% des recherches vocales seront effectuées sans aucun écran en 2020 (source: Gartner) !

 

Cependant, comme toutes choses, ce genre de nouveauté est source de nouvelles spécificités. Abordons le référencement naturel par exemple. Désormais, les procédés ne sont plus les mêmes, ce qui est logique ! Une grande différence réside effectivement entre les recherches orales et écrites, que ce soit vis-à-vis des moteurs de recherche ou des pages web. Place à une nouvelle fonctionnalité qui n’est autre que le voice search.

 

Prenons un peu de recul : l’histoire de la recherche vocale.

 

Certes, AT&T ( le plus grand fournisseur de services téléphoniques locaux et longues distances et de xDSL des États-Unis) a initié les recherches portant sur les requêtes vocales, en 1936. Mais concrètement, elles n’ont réellement fait surface qu’en 2007, lors de l’apparition de Siri Inc. Une fois qu’Apple a racheté cette dernière, sa banalisation a commencée. Ios la proposait effectivement gratuitement. Les autres marques ont alors pris modèle sur Apple, à savoir :

  • Microsoft, avec Cortana ;
  • Samsung et son S voice ;
  • Google, accompagné par Google Now ;
  • Et Amazon a lancé Alexa.

Heureusement, ces efforts ont été récompensés ! Aujourd’hui, ces applications jouent toutes un rôle dans la vie de tout un chacun, que ce soit d’ordre professionnel ou personnel. C’est pourquoi elles sont disponibles sur plusieurs terminaux, allant des smartphones aux tablettes, en passant par les pc et toutes les autres enceintes connectées.

 

Que démontrent les statistiques à propos de la recherche vocale ?

Face à ce tournant numérique, les chiffres ont leur mot à dire. Il y a 3 ans de cela, un quart des requêtes réalisées sur internet étaient de nature vocale aux USA. Cela se faisait notamment au moyen des applications Android. Au fil du temps, on a constaté une évolution sans pareille, et c’est ce que les chiffres suivants nous prouvent :

 

  • En janvier 2018, a été comptabilisé un million de recherches vocales ;
  • La moitié des requêtes journalières sont principalement d’ordre professionnelle, surtout au niveau local. Une augmentation non négligeable a ensuite été constatée ;
  • 72 % des utilisateurs d’appareils connectés ont configuré leurs dispositifs pour qu’ils soient adaptés à ce nouveau mode de recherche ;
  • Google Assistant est disponible, mais surtout facilement accessible dans un demi-milliard d’appareils ;

Assez parlé des faits ! Qu’en est-il des estimations futures ? À partir de cette année, les études statistiques de BrightLocal sont arrivées à cette conclusion : 39 % des Millennials ont recours aux interfaces vocales. Par ailleurs, l’année prochaine, on pense que les écrans ne seront plus nécessaires. L’avènement technologique  permettra de lancer des recherches vocales sans écrans. 

 

Que peut apporter la recherche vocale ?

 

Pourquoi ne pas se contenter des requêtes écrites, comme nous le faisons déjà aujourd’hui ? N’est-ce pas plus simple, à la fois pour les webmasters que pour les consommateurs ? Telles sont les questions. Les études menées par Google nous aideront à y répondre. Certes, elles ont été réalisées en 2014, mais restent encore valables.

 

La recherche vocale nous facilite la vie. Nous ne serons plus obligés de nous asseoir derrière l’écran d’un ordinateur ni d’un smartphone, pour saisir une requête. Grâce aux mises à jour de Google et de la recherche vocale, il existe des alternatives plus simples pour effectuer des demandes précise et ponctuelles. De plus, elles se feront aisément même si vous menez simultanément d’autres activités (cuisine, conduite,sport, etc.).

 

En parlant de demandes précises, de quoi s’agit-il ? Si vous êtes en voiture par exemple, vous pourrez facilement trouver un itinéraire, une localisation, changer de musique, appeler un contact…

 

Google en pleine évolution : Mobile First, Voice First, IA…

Comme son nom l’indique, le concept du mobile first (opposé du responsive design) consiste à prioriser les pages mobiles dans l’affichage de résultat. Or, les recherches vocales sont principalement effectuées sur des appareils mobiles. Compte tenu de la situation, d’ici peu, on pourrait s’attendre à un mariage entre le mobile first et le voice first. Toutefois, l’index mobile first n’est pas encore tout à fait prêt. Google est en train d’y travailler.

 

Le Voice first fait partie des opportunités offertes par l’intelligence artificielle. Cette dernière étant dotée de plusieurs fonctionnalités, mais ce qui nous intéresse ici n’est autre que le traitement automatique du langage naturel (communément connu sous le nom de Natural Language Processing) soit la manière dont les machines appréhendent les subtilités du langage humain pour mieux répondre aux requêtes… vocales ! Mais Google ne se concentre pas seulement sur cet axe. Il est en train d’explorer d’autres opportunités. Enfin, l’on comprend mieux pourquoi Google Research a récemment été changé en “Google IA”.

Le groupe a par  ailleurs commencé début 2018 à envoyer des messages aux éditeurs pour les encourager à optimiser leurs contenus d’actualités, des podcasts et des recettes de cuisine : les informations les plus recherchées par les internautes vocaux pour Google Assistant.

Par ailleurs, les algorithmes de classement de Google évoluent avec le temps. Désormais, ils prennent en compte d’autres facteurs, dont les informations proviennent de Google Voice Search, de Google Assistant et de Google Home. Son équipe a déjà commencé une part du travail. Elle a contacté certains webmasters (ceux qui œuvrent dans les actualités, les recettes…)pour mettre à jour leur site en fonction des recherches vocales.

 

Une transformation assez conséquente est donc sur le point de se profiler chez Google. Bien qu’il y ait encore du chemin à faire, cette évolution se fera tôt ou tard. Par ailleurs, le groupe l’a déjà affirmé. D’autant que les récents faits que nous venons d’expliquer ne sont que des échantillons de l’avenir numérique auquel nous ferons face. Google parie sur le fait, que les internautes  seront de plus en plus à l’aise sur l’écoute et la dictée, plutôt que sur la lecture et l’écriture au fil du temps.

 

La recherche vocale aura-t-elle des répercussions sur le SEO ?

 

Faut-il accorder de l’importances aux recherches vocales ? Cette question laisse plus d’une personne confuse. Beaucoup sont celles qui ne leurs accordent que peu d’importances. En revanche, d’autres prennent conscience qu’elles devraient commencer à mettre à jour leur site web. Et vous ? Dans quelle catégorie vous trouvez-vous ? Venons-en tout de suite à la réponse exacte. En fait, la recherche vocale n’est pas sans conséquence sur le référencement naturel, c’est pourquoi c’est le moment d’agir. Si vous n’avez pas encore mis à jour vos pages web, c’est donc le moment ou jamais. Si vous attendez encore un peu, les meilleures places dans les SERPs risquent d’être données à d’autres sites, vos concurrents !

 

Prenons quelques exemples pour vous prouver que les requêtes vocales ont beaucoup de pouvoir sur le SEO. Avec la nouvelle technique vocale, on a tendance à parler naturellement. Ainsi, pour entrer une requête, c’est une phrase entière qu’on dicte, comme “à quelle heure la boulangerie ouvre-t-elle ?” Pourtant, il y a d’autres types de requête tels que les demandes d’actions (prise de contact, entre autres). Les changements SEO entrent donc en scène. Avant, Google ne prenait en compte que les mots clés, désormais, chaque préposition contenue dans la phrase est considérée. On ne parle donc plus de mots clés, mais d’expression longue traîne. En guise d’exemple, au lieu d’écrire “heure ouverture boulangerie”, vous opterez pour “à quelle heure la boulangerie ouvre-t-elle ?”.



Les recherches vocales s’avèrent aussi avantageuses pour le SEO. À l’écrit, on rencontre souvent des fautes d’orthographe. Cela est tout aussi valable pour le site que pour les internautes. Cela va sans doute provoquer des erreurs au niveau des résultats de recherche. Une telle situation serait impossible en effectuant une recherche vocale. La rédaction de la requête sera lancée automatiquement, et ce, suite à l’expression émise par l’internaute. Cependant, l’erreur est humaine, et Google a été conçu par des humains. Ainsi, même avec les requêtes vocales, l’on s’attend à d’éventuels incompréhensions, et malentendus…

En outre, avec la méthode vocale, d’autres horizons sont au rendez-vous : notamment, la position zéro. Il s’agit du seul et unique résultat proposé par SERPs suite à une requête vocale. En effet, Google a jugé inutile d’afficher toute une panoplie de pages. Il fait son propre choix, et propose celui qu’il croit le plus intéressant. Ce faisant, il tient compte des résultats du référencement naturel à proprement parler. Mais comment profiter de la recherche vocale pour optimiser son SEO ?

 

La recherche vocale et l’optimisation SEO, en étroite relation.

 

Il existe plusieurs moyens d’optimiser la visibilité de son site, même lorsqu’il s’agit d’une recherche vocale. Ils présentent quand même quelques similarités avec les moyens des recherches écrites. Pour commencer, concentrons-nous sur les contenus.

 

Écrivez des contenus adaptés à la recherche vocale.

 

De nouveaux enjeux font surface, ce qui entraîne évidemment de grands changements. Désormais, les textes doivent clairement répondre à des questions détaillées. Il ne s’agit pas de n’importe quelles questions, mais surtout de celles qui sont posées fréquemment. Par ailleurs, les informations qui y seront prodiguées devront être à réelle valeur ajoutée. Lors de la rédaction, l’on pensera aussi aux différentes éventualités de questions. L’on trouvera alors des moyens pour qu’elles y figurent toutes. En même temps, il vous faudra faire attention à ce que cela paraisse naturel.

 

Aussi valables à l’écrit qu’à oral, les contenus plus longs et qui contiennent de riches champs lexicaux sont plus sollicités. De même que ceux qui sont de nature pédagogique.  Mais vous vous demandez peut-être ce que vous allez faire de vos contenus déjà existants sur vos pages web. Il n’y a rien à craindre, car vous n’avez qu’à les restructurer. Placez donc des questions dans les titres s’il n’y en a pas encore. Rendez les réponses visibles au niveau de l’introduction pour ensuite les détailler dans les autres paragraphes. Le principe est à peu près le même que celui des FAQ.

 

Ciblez surtout les « consommateurs » !

Comme nous l’avons précédemment évoqué, il n’y a pas que les particuliers qui ont recours aux recherches vocales. Les professionnels en ont aussi besoin, notamment ceux qui œuvrent dans le monde du commerce. Cette action permettra de les engager avec plus de succès, en communiquant avec ses consommateurs de manière plus personnelle. C’est pourquoi vos contenus doivent notamment cibler les consommateurs. La compréhension de ses besoins, attentes et problématiques pourra alors vous aider.

 

Quel type de mots-clés faut-il utiliser ?

Avec des mots clés longue traîne, vos pages auront plus de chances d’apparaître dans la position zéro. Ceux qui nous intéressent le plus sont ceux à la forme interrogative. Faites également qu’ils soient le plus naturels possible. En outre, n’oubliez pas d’insérer les termes et expressions qui leur sont proches.

 

Le rôle des données structurées ?

Pour tout dire, les données structurées n’ont qu’un rôle minime au niveau du classement de SERPs. En revanche, elles provoquent un impact conséquent sur les robots de Google. En effet, elles les aideront à avoir une meilleure compréhension des contenus. Ainsi, soignez bien le balisage de chacune de vos pages.

 

Le mobile-friendly est très prisé !

Les recherches vocales s’effectuent aussi bien sur ordinateurs, téléphones et tablettes. Pourquoi ne pas essayer de respecter toutes les conditions pour que vos pages apparaissent dans la position zéro, ou du moins, dans les meilleures places, suite à une requête vocale ? Pour cela, vous devez avoir un site optimisé pour l’affichage sur les appareils mobiles. C’est ce que nous appelons : mobile-friendly.




Conclusion, restez aux aguets de toutes les nouveautés, en commençant par les requêtes vocales et leurs mises à jour. À défaut, vos sites risqueront de se trouver chassés des Serps…

 

 

L’impact de la recherche vocale sur le référencement naturel.
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